vendredi 5 avril 2013

Conseil municipal du 4 avril 2013 (suite)


Modification n° 3 du Plan Local d’Urbanisme de la Ville de PORNICHET

Un projet fourre-tout (dix modifications ou novations), truffé d’incohérences et suscitant des interrogations sur les motivations ou les arrière-pensées de la municipalité.

1.      Linéaires commerçants et droit de préemption commercial

Ne faisant référence qu’à une étude, antérieure à 2007, la municipalité fait état de la perte de treize commerces de proximité, entre 2003 et 2007. Une étude plus récente, avec le concours de la C.C.I. de Nantes-Saint-Nazaire, qui ne fut, jamais, présentée aux élus (de l’opposition), serait le fondement de la curieuse proposition d’établissement, par délibération municipale future, d’un droit de préemption urbain commercial, par application du  décret n° 2007-1827 du 26 décembre 2007 relatif au droit de préemption des communes sur les fonds de commerce, les fonds artisanaux et les baux commerciaux.

Il nous est expliqué que la municipalité veut figer, sinon réduire, dans divers secteurs, le nombre de logements, bureaux, services financiers et bancaires, ainsi que les débits de boissons. Cette rétention va , nécessairement, créer une certaine pénurie, engendrant une distorsion de concurrence, sans cause, de l’appareil commercial et de services existant, et pénalisant des commerçants, qui souhaiteraient, réaliser, leur fonds de commerce, à l’approche de leur retraite.

Comment la ville pourra-t’elle justifier le bien-fondé de l’exercice de son droit de préemption, qui ne saurait être une expropriation ?

Comment la Ville pourra-t’elle financer et stocker de multiples fonds ?

L’ingérence publique, dans le domaine de l’initiative privée ou collective, pour certains services (banque coopérative, service mutualisé, …) ne peut que susciter les plus grandes réserves.

Enfin, cerise sur le gâteau de cette proposition, quelle est la motivation de  l’insertion, dans le périmètre du droit de préemption commercial, du site 11 (Avenue du Littoral), où il n’existe, actuellement, que des logements (entre les Avenues des Roses et de  Villès-Babin)?

 Quel projet  et quel porteur de projet sont visés, derrière cette intrusion ?
 
Réponses de la municipalité : Reprise de l'observation du commissaire-enquêteur , pour le site 11, par une adaptation littérale , dans le règlement et institution du Droit de Préemption!

 
2.      Extension de l’emplacement réservé n°29
L’emplacement réservé n° 29 est une création de la modification n°2 du P.L.U. Son extension, entre les ronds-points du Hecqueux et de Moulins, consiste, à geler, sur près de cinq cents mètres, une bande latérale, sur domaine, essentiellement privé, pour créer un support de mode de déplacement « doux », en différentiant six mètres de domaine public et quatre mètres de domaine privé ou public, à l’aménagement contraint, entre autres,  par une clôture, pouvant atteindre deux mètres de hauteur !

Pourquoi pas cette bande cyclable, mais alors, comment expliquer son interruption, au droit d’au moins trois parcelles privées (AL 610, 777, 600, et ….435 et 620) ? Les cyclistes, qui ne pourront l’emprunter que vers l’Est, et les  piétons devront-ils redescendre sur le Boulevard de Saint-Nazaire, en toute insécurité ?

Réponse embarassée de M. Goût : celui  qui a compris le charabia prêtera son décodeur aux autres!

3.      Modification du zonage, dans la Z.A. du Hecqueux

Deux parcelles (K 1785 et 1713) « profiteraient » d’une modification de zonage de UEb à UCa, avec une desserte par le Chemin du Colobé. Cette mutation  ne changerait rien au C.O.S., qui n’existe pas dans chacune des deux zones, mais beaucoup aux règles d’implantation par rapport aux limites séparatives : de six mètres, en zone UEb, cela tombe à trois mètres en zone UCa, ainsi qu’à la hauteur des constructions (dix mètres, en UCa, au lieu de neuf mètres, en UEb), qui permettrait de compenser le moindre coefficient d’emprise (0,3,en UCa au lieu de 0,7, en UEb).

Est-ce une proposition ad hominem ?
Précision de M. Goût : c'est pour regrouper des services techniques de la mairie (qui peuvent s'implanter dans une zone d'activités ; le doute n'est pas levé!)

4.      Une réserve foncière démesurée, pour une Maison du Patrimoine

Au sein du secteur Sud de la zone d’Ermur, pour laquelle est, aussi, proposée une Orientation d’Aménagement et de Programmation, un espace de 13 000 m² est réservé, pour l’implantation d’une Maison du Patrimoine !

Que cache cette « immense » réserve, qui représente l’espace de près de trois terrains de foot-ball ?

La municipalité souhaite-t’elle aménager un deuxième Parc Patrimonial ?
Précision de M. le Maire : l'espace d'1,3 ha pourra voir l'aménagement d'un parking (vive l'Agenda 21!) et de plantations de vergers (en quelque sorte un deuxième Parc paysager, fruitier et routier!)

5.      Des densités de logements, incompatibles avec les densités du Schéma de Secteur de la CARENE !

Pour les diverses O.A.P., le document précise les densités de construction de logements ; exemples : 40 logements/ha, sur l’ex-camping de Saint-Sébastien, 60 logements/ha, sur l’îlot Leroy-Plaisance, 70 logements/ha, sur l’ilôt des Paludiers, ….

La densité  est définie comme le rapport du nombre des logements à l’emprise foncière totale de l’opération, tout compris, y compris voiries et espaces publics communs.

Ce n’est pas celle qui fut retenue dans le schéma de secteur de la CARENE, adopté le 19 février 2008 (cf ci-dessous) :

              Objectifs de densification des extensions urbaines (zones AU, R123-6 du C.U.)

          en continuité du coeur d’agglomération      70 logements par hectare

                                                                            100 logements par hectare à proximité du TUR

         en continuité des centres des communes    30 logements par hectare

           dans les villages                                         15 logements par hectare

Les seuils et objectifs de densité sont entendus hors équipements et infrastructures primaires

et secondaires (parcs publics, bassins de rétention, équipements publics, voiries, zone non

aedificandi…). Ils ne s’appliquent pas aux ZAC et lotissements de plus de 5 000 m² de SHON

créées à la date du 19 juin 2007.

Déjà signalée, lors de la présentation de la modification n°2, en conseil municipal, cette mise en compatibilité est, enfin, prise en compte, mais que deviennent les densités des diverses O.A.P. ?
Pas de réponses, sur les nouvelles densités  : des cours de remise à niveau, en calcul, deviennent indispensables!

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