vendredi 15 avril 2011

Conseil municipal du 31 mars 2011

Nouveau conseil et nouvelles réponses dilatoires du maire sur un sujet pourtant majeur pour l'avenir des finances communales : la création d'une SEM, Société d'Economie Mixte, chargée de la gestion de l'hippodrome. La presse locale n'ayant pas jugé utile de développer ce point de l'ordre du jour dans ses compte-rendus, nous vous proposons, ci-dessous, l'intégralité de l'intervention prononcée au nom du groupe Pornichet à Vivre par Alain Pény.

Tout d’abord, bravo à la présentation de votre projet de SEM : les meilleures officines de propagande n’auraient pas fait mieux !


Pourquoi propagande et non information préalable à la décision du conseil municipal ?
Parce que cette présentation comporte un certain nombre de sous-entendus, de non-dits ou d’explications insuffisantes, qu’il est de votre devoir de clarifier, et nous espérons vous y aider, ainsi que de rendre compréhensibles, à la population, les véritables enjeux.

En effet, notre groupe se pose et vous pose des interrogations majeures et formule une exigence républicaine.

Les non-dits et explications insuffisantes


  • Le choix d’une SEM.
Pour gérer le complexe du champ de courses de la Villès-Liron, hors Parc Paysager, vous aviez le choix entre quatre solutions : un service municipal dédié, avec un budget annexe, comme pour Quai des Arts, la création d’une association (à l’image d’Atlantia, à La Baule ou du Puy-du-Fou, aux Herbiers), une SPL pour Société Publique Locale (à l’image de la STRAN, rénovée –cf. délibération n°3-) ou une SEM.

Notre groupe pense que vous n’avez pas choisi la formule la plus pertinente ; nous aurions préféré une SPL. Une SPL n’est constituée, pour des activités d’intérêt général, que de collectivités publiques et de leurs groupements ; ces actionnaires s’engagent et perçoivent d’éventuels dividendes.


Ainsi, vous auriez pu tenter de mobiliser (il y a déjà trois ans), à côté de notre ville, La Baule, Le Pouliguen, Guérande, Saint-Nazaire, la CARENE et CAP Atlantique (par exemple) : la taille et le rayonnement de l’hippodrome auraient justifié une implication de ces éventuels partenaires.


Il est vrai que cette formule écartait tout associé privé ou associatif, mais est-ce la vocation de la Société de Courses, du Crédit Mutuel ou de la SAUR de gérer un Parc Paysager ?


  • La confusion des genres
Avec votre SEM, vous ambitionnez de gérer deux équipements, non complémentaires, relevant de secteurs économiques différents : le secteur marchand, avec le complexe hippique, et le secteur non-marchand, avec le parc paysager, pour lequel il n’y aurait pas de péage, à l’entrée (ce qui reste à confirmer).

Structurellement déficitaire (et pour cause, car il ne génère aucune recette !), le parc paysager pèsera dans le compte d’exploitation de la SEM et nuira à la visibilité des comptes et des coûts.


Pour la transparence et le contrôle par les Pornichétins de l’usage de l’argent public, nous proposons, soit d’exclure du champ d’intervention de la SEM, la gestion du parc paysager, soit, si la conception et la configuration des équipements ne le permettent pas, de faire supporter, conventionnellement, par la seule ville de Pornichet, les coûts de fonctionnement du parc paysager.Ceux-ci peuvent être évalués, annuellement, à 90 K€ (30 centimes d’€/m²), estimation à confirmer par la comptabilité analytique.


  • Les aléas climatiques
Autant les dépenses de la SEM paraissent quasi-certaines (redevance à la ville, remboursement d’emprunt, fluides, sécurité, entretien, matériels ….), autant certaines recettes paraissent plus aléatoires et liées à l’attractivité, à l’activité, aux événements, et à… la pérennité des installations : je pense à la vitrine - développement durable-, positionnée sur la toiture : les 1.500 m² de panneaux photovoltaïques.

Nous avons quelques questions à poser aux spécialistes : quelle est leur puissance, quel est leur coût de revient, facturé à la commune, lors de leur installation : on n’arrive pas à suivre.

M. le Maire annonce 1M€ de prix de cession à la SEM, au conseil municipal du 16 décembre 2010 (page 5, partie 2 du C.R.), et fait voter, par sa majorité, 1,5 M€, le 27 janvier 2011 (+ 50%, en un mois : Madoff est battu !). Heureusement qu’un commissaire, désigné par décision de justice (article 42 du projet de statuts) appréciera la valeur de ces panneaux !

Ces panneaux seront financés par emprunt auprès du Crédit Mutuel (sans doute, dans le cadre du pacte d’actionnaires), sur une durée compatible avec leur durée de vie moyenne ; les optimistes parlent de 15 ans ; à 3,67%, cela représente une annuité de 132 K€, sur 20 ans, à 4%, on est à 110 K€, donc largement plus que les 80 K€, annoncés lors de la commission des finances du 23 mars dernier.


Même, en absence de consolidation des comptes entre commune et SEM, nous n’oublierons pas de vous rappeler que la ville est engagée, financièrement, à hauteur de 80%, dans le compte d’exploitation.


  • Les apports financiers de la ville.
Vous prévoyiez (commission des finances, pré-citée) une mise à disposition de moyens de la ville, au niveau du fonctionnement, mais vous masquiez, en partie, les investissements connexes à l’exploitation de l’hippodrome (stationnements, hangar, retraitement du Bd de Saint-Nazaire, hors Hélyce, route d’Ermur, hangar,…).

En plus d’éventuels apports en compte courant (à quel taux ?), qui seraient rendus nécessaires par une exploitation déficitaire, vous prévoyiez une affectation du temps de travail du DGAS (futur DG de la SEM ?) et du DST, à hauteur de 25 %, ainsi que du personnel de secrétariat-comptabilité, de communication (dernier recrutement contractuel) et de l’administratif et du juridique.


Ces apports en moyens humains et matériels seront valorisés : s’ils n’étaient pas facturés, ceci constituerait une subvention indirecte à la SEM.


A ce propos, il serait souhaitable de connaître, sur les saisons 2008 et 2009, l’évaluation de l’implication de la ville dans l’environnement des courses, sachant que de nombreux bénévoles d’associations (Karaté, Basket, Société de courses, …) ont participé à la réussite des diverses manifestations et à la notoriété de l’hippodrome.


L’exigence républicaine


Le projet de statuts de la SEM précise que le Conseil d’Administration de douze membres, comporte des représentants de la collectivité territoriale, en proportion de la part de capital, détenue par la commune, soit neuf. La majorité s’honorerait en désignant, parmi ces représentants, un membre de l’opposition municipale, qui représente, aussi, la population.


Ne pas le faire serait non une erreur politique, mais, pire, une faute !

jeudi 3 février 2011

Conseil municipal du 27 janvier

En bref

Acquisitions foncières

Plusieurs délibérations portaient sur des acquisitions foncières nécessitées par la volonté de la majorité municipale d'exécuter des travaux de voirie : giratoire au pied de la descente de Saint-Sébastien, giratoire au carrefour Cupressus / Rangrais, élargissement du chemin des grands champs... Nous avons dénoncé l'absence de vision globale et la politique de Gribouille symbolisée par les coups de peinture passés sur l'avenue de Saint-Sébastien. Faute d'obtenir la garantie d'une approche plus globale, nous nous sommes abstenus.

Investissements

Au gré d'interventions à l'emporte-pièce, nous avons appris que le nouveau quartier du Pouligou serait dépourvu de trottoirs officiellement pour faciliter la circulation des personnes handicapées. On peut y croire ! Nous avons dénoncé l'absence d'information sur ce dossier conduit dans la plus grande opacité.

Le Jardin des eaux dormantes situé au cœur de l'hippodrome est bien assoupi. Il ne sera pas achevé avant 2013 au mieux, l'argent semble faire défaut...

Personnel

Et encore un recrutement, en l'occurrence d'un Directeur de la Communication, par le biais d'un poste de contractuel. Nous avons dénoncé une fois encore la pratique de plus en plus systématique de recruter des fonctionnaires sur des postes précaires. Nous avons interrogé le maire sur ces méthodes en émettant l'hypothèse que c'était peut-être le moyen de placer des personnes sur d'autres critères que la seule compétence. La réponse dilatoire du maire nous a conduit à voter contre cette délibération.


lundi 31 janvier 2011

Conseil municipal du 27 janvier 2011

Traditionnel temps fort de la vie locale, l'examen du budget primitif 2011 aurait du constituer un moment majeur de la séance. Si, comme l'année précédente, les acteurs de la majorité municipale soliloquent consciencieusement les uns après les autres, les textes de cette pièce de théâtre sont à présent réduits à la portion congrue et ont comme un air de déjà entendu. Visiblement l'énergie manque au sein de la majorité municipale. Les acteurs sont-ils lassés ou plus intéressés par des joutes électorales que par la gestion de la commune ?

Budget primitif 2011

Cela devient une (mauvaise) habitude : les élus, surtout ceux de l'opposition naturellement, se sont vu remettre à leur arrivée en séance un CDrom comportant les données actualisées du budget primitif soumis au vote quelques minutes plus tard... A croire, qu'il y a des choses à cacher ! En tout cas, malgré des demandes réitérées, l'opposition municipale n'a pu obtenir les données chiffrées relatives aux restes à réaliser (investissements) et à recouvrer (emprunts et subventions), celles-ci n’étant disponibles nous dit-on que fin janvier. Nous ne manquerons pas dans les jours à venir de renouveler notre démarche. Sans celles-ci, toute analyse financière reste impossible.

L'énigmatique absence de M. Peneau a donné l'occasion à Mme Garçon de prononcer sans grand enthousiasme une intervention qui ressemble, dans une version notablement allégée, à celle de l'an dernier. L'exercice d'auto-satisfaction s'est poursuivi avec les brèves interventions de plusieurs colistiers.

Nous avons dénoncé cette fallacieuse présentation du budget comme n'étant pas autre chose qu'une opération de communication. Nous avons dénoncé la légèreté des documents comptables disponibles rendant pour le moins délicate toute comparaison avec les exercices antérieurs.

Nous avons également dénoncé des effets d'affichage, notamment concernant les frais généraux et les frais de personnel, traduisant en fait une politique de précarisation de l'emploi public et de diminution des services apportés aux usagers (propreté des bâtiments communaux, sécurité...).

Sur le fond, nous avons fait part de notre plus vive inquiétude sur la pente que suivent les finances communales. Nous avons démontré la détérioration continue de la capacité d'autofinancement de notre ville, obérée notamment par l'endettement massif engagé par la majorité Belliot. Nous avons également appelé l'attention de la majorité municipale sur la dégradation année après année des principaux indicateurs de gestion.

Pour conclure, nous avons fait part de notre sentiment de nous trouver face à un budget dangereux pour l'avenir de la commune, fragilisé par des investissements disproportionnés et générateurs de lourdes charges de fonctionnement pour les prochaines années.

Nous avons naturellement voté contre ce budget primitif.

Subventions aux associations

En entrée, avant le plat de résistance qu'aurait dû être l'examen du budget primitif, le Conseil municipal a examiné les subventions accordées aux associations pour l'exercice 2011.

En complément des subventions dites de fonctionnement, nous avons interrogés la majorité municipale sur la justification de nombreuses subventions exceptionnelles dont certaines d'un montant élevé (8.000 € pour l'association de volley de plage APPVB, 6.000 € pour le CNBPP pour ne prendre que ces exemples). L'élu en charge de ces questions, Loïc Robin, n'a eu pour réponse que cette phrase magnifique : « c'est pareil chaque année ». Engageant ce qui devint un échange surréaliste, nous demandions donc en quoi, ces subventions étaient exceptionnelles si elles revenaient chaque année. M. Belliot prétexta que cela était vu en commission, il fut démenti par madame Perrot et son colistier M. Geay. Nous pûmes à l’arraché avoir quelques infos orales justificatives, mais sans pièces écrites de budgétisation.

Interrogée sur son attitude à l'égard du club de basket de Pornichet, financièrement lésé par les décisions municipales lui retirant la lourde mais lucrative gestion des buvettes de l'hippodrome, la majorité municipale a fait dans la clarté : pas de subvention exceptionnelle pour manque à gagner au titre de la saison hippique 2010 contrairement à ce qui avait été préalablement annoncée et rien, non plus, pour l'avenir. Cherchant à s'en sortir, le maire a fustigé le fait qu'une association tire ses ressources de la vente d'alcool (l'essentiel des recettes venant en fait de la petite restauration mais il ne doit pas le savoir) et l'adjoint aux sports a sentencieusement expliqué qu'il « ne fallait pas vivre au-dessus de ses moyens ». Si ce n'est pas « un coup de pied... de l'âne », c'est pour le moins bien loin des jolis panneaux parlant de soutien à la vie associative et placardés dans les salles utilisées notamment par le club local de basket !

Dans ce contexte de manque de lisibilité de l'action municipale, nous nous sommes abstenus.

A suivre prochainement sur ce blog, d'autres informations relatives à cette séance de Conseil municipal.

vendredi 14 janvier 2011

Communiqué

M. Belliot n'a pas jugé bon d'inviter les élus de l'opposition à la cérémonie des voeux du personnel le mercredi 5 janvier.
Traités comme des sous-élus depuis 2008, rien ne semble vouloir changer en 2011.
Ne pouvant le faire de vive voix, nous présentons, via notre blog, à toutes et tous nos meilleurs voeux de réussite personnelle et professionnelle pour cette année 2011.

lundi 27 décembre 2010

Conseil municipal du 16 décembre 2010

Orientations budgétaires 2011

« La nécessité d'un changement de cap »

Comme d'habitude, le débat d'orientations budgétaires pour 2011 a été dévoyé de ses finalités par la succession de prises de paroles d'élus majoritaires (80 minutes) pour prononcer un plaidoyer pro domo. Expression supplémentaire des méthodes contestables de la majorité, nous avons encore eu droit à découvrir à notre entrée en séance un CD-Rom présentant de manière un peu plus développée que dans le dossier préparatoire les éléments du Débat d'Orientation Budgétaire (DOB).

Nous avons souligné que le budget 2011 sera celui du mi-mandat et que le moment est donc venu d'effectuer un premier bilan. Pour nous, il est marqué par une inquiétante accélération de la dégradation de la structure financière de la commune.

Nous avons simplement repris quelques chiffres accessibles à tous les citoyens, sans les dénaturer, juste pour comparer :

  • l’excédent de gestion courante se contracte pour 2011 à 2,6 M€, contre 3,2 M€, en 2010 et 4,4 M€, en 2007...
  • la capacité de désendettement de la commune passe de 4 ans et 8 mois, en 2009, à 9 ans en 2011.
  • l’encours de la dette passe de 11,4 M€ fin 2007 à 24,3 M€ fin 2011 ( + 12,9 M€ contre + 5,7 M€ pour la période 2000-2007...)
  • la dette par habitant passe de 1.143 € fin 2007 à 2.320 € fin 2011...

Face à ce constat inquiétant, nous avons demandé un changement de cap.

Nous avons souhaité que le maintien de la qualité du service public s'accompagne d'une gestion du personnel communal plus pertinente que d'accorder 1 € d'augmentation aux agents communaux.

Nous avons de nouveau exprimé notre opposition à des projets d'investissements faramineux et générateurs d'importants couts de fonctionnement.

Nous avons dénoncé la légèreté de l'approche de la majorité dans son annonce de créer deux Sociétés d'Économie Mixte sans vision stratégique ni budgets prévisionnels.

Nous avons demandé en vain de connaître les cessions immobilières pourtant prévues au budget.

Nous avons demandé, sans obtenir de réponse adaptée, si les recettes escomptées de type Feder étaient d'ores et déjà acquises ou simplement espérées.

Nous attendons avec de grandes inquiétudes le budget 2011 de la commune car nous avons le sentiment que la grave détérioration de la situation financière de Pornichet ne constitue pas une préoccupation pour le maire et ses colistiers.

dimanche 12 décembre 2010

Censurons les censeurs

A chaque parution du magazine municipal, du moins quand la censure du Maire ne s'exerce pas, l'opposition municipale a légalement accès à quelques lignes pour proposer son éclairage de l'actualité. Vous retrouverez dorénavant cet article également sur notre blog.

Magazine municipal n°59 - automne 2010

La censure de notre dernier texte pour le magazine municipal, la plainte déposée par M. le Maire à l’encontre de chaque élu de l’opposition, les non-réponses à nos questions…… ne nous feront pas taire.

Depuis plus de deux ans nous dénonçons, en conseil municipal, dans la presse ou par nos textes, les dérives de la Municipalité en place : manque de transparence, propagande outrancière et onéreuse, personnel malmené, présidents d’associations mis à l’index, démocratie mise à mal, finances à la dérive, contre-vérités sur les budgets présentés…

A propos de ce dernier point, les chiffres relayés par la presse nous donnent raison : nous avions contesté les chiffres du budget présenté en séance du conseil municipal et affirmé que l’augmentation des taux d’impôts communaux est en fait de 3,5%. Pour s'en convaincre, chacun peut regarder sa taxe d'habitation et ses taxes foncières, qui viennent d'arriver. Pour le futur, nous craignions des augmentations encore plus pénalisantes pour les Pornichétins, aussi, nous avons voté cette évolution des impôts communaux tout en dénonçant leur dévoiement par la Municipalité, jugeant qu’il y avait un devoir moral d’« assistance à ville en danger ».

S’il est normal de participer, au travers des impôts communaux, au coût des infrastructures, services et aménagements qui sont dédiés aux Pornichétins, il est contestable de les utiliser à des dépenses gigantesques, non indispensables et sans financements privés salvateurs, dont la plus lourde permettra au PMU de développer les paris en ligne. Pour ce faire, M. le Maire et son équipe ont usé de toutes les stratégies possibles qui ne seront pas sans conséquences : recours massif à l’emprunt, récupération anticipée de la TVA, dotation d'1 M€ déjà consommé auprès de la CARENE pour la période 2009-2014….

Le plus dur est à venir, sans aucune marge de manœuvre (M. Belliot parlait en conseil municipal d’un pic financier difficile pour 2011/12/13).

Les Conseillers municipaux de la majorité de M.Belliot manifestent une obéissance sans faille : ils porteront l’immense responsabilité de plonger notre commune dans un abîme financier.

Là encore les chiffres parleront. Plus vite ils seront entendus et compris, plus grand sera l’espoir de voir la raison l’emporter.

Vos élus d’opposition,

J. Lambert, J. Robert, C. Perrot, B. Scordia, C. Paillard


PS : Ce texte s’il déplait, ne passera peut-être pas la censure instaurée dorénavant.

jeudi 9 décembre 2010

Encore et encore...

Nous avons déjà, trop souvent hélas, souligné la désinvolture avec laquelle le Maire de Pornichet et les conseillers de la majorité, traitent les élus de l’opposition et au travers d’eux les Pornichétins.

Nous avions les non-réponses ou les « vous verrez bien » aux questions posées, les « on ne va pas y passer la soirée » quand les questions se font embarrassantes, les ordres du jour des Conseils municipaux donnés tardivement qui empêchent une étude sérieuse et approfondie des délibérations proposées, les délibérations- traitant de partenariat- votées mais frappées de nullité sans qu’on nous en informe immédiatement, les documents ou délibérations donnés au moment des conseils municipaux et proposés au vote sans étude possible, les « nous on a fait 62% »laissant entendre que de ce fait ils s’octroyaient un blanc-seing des Pornichétins….

Maintenant nous voilà « conviés à une commission (Sport, Culture, Loisirs et Enseignement)… aux fins d’étudier les questions portées à l’ordre du jour du Conseil du jeudi 16 décembre ». L’ordre du jour est donc inconnu ! Facile alors de faire un travail sérieux auprès des associations ou structures concernées, de se renseigner sur les demandes, les besoins et plus spécialement sur les sujets qui doivent être traités à cette commission.

Dès réception de la convocation nous avons fait un courrier à M.Geay, ajoint en charge des sports, avec copie à M.le Maire, afin de signifier notre agacement et notre incompréhension sur les méthodes de travail, et afin de connaître un ordre du jour. Las ! 9 jours après, toujours pas de réponse.

Le 7 décembre, en début de réunion nous avons donc fait une déclaration qui disait que « nous ne cautionnerons pas une commission fantôme » et qu’à nos yeux « le sport, les loisirs, la culture et l’enseignement méritent un intérêt plus grand ». Nous avons alors quitté la réunion.

jeudi 2 décembre 2010

Veuillez patienter...

Après avoir eu la promesse par M. Belliot au dernier conseil municipal de pouvoir enfin avoir un lien sur le site de la mairie pour les conseillers municipaux d'opposition, cela semble aujourd'hui poser problème à M. Bouëssel, le directeur de cabinet du maire.
Aussi, avons-nous décidé d'envoyer un courrier à M. Belliot dont voici l'intégralité :


Pornichet, le 18 novembre 2010


Monsieur le Maire,



Lors du conseil municipal du 18 octobre dernier, vous avez accepté de faire figurer sur le site de la mairie les photos des élus de l’opposition, et, elles ont bien fait leur apparition.

Ce même soir, vous donniez également votre accord pour que nous puissions bénéficier d’une adresse mail. Aussi venons nous par la présente vous demander qu’une adresse gmail pour chacun d’entre nous figure sur ce site.

Un entretien téléphonique avec M. Bouëssel ne nous a pas permis de concrétiser cette promesse.

Nous faisons donc appel à vous pour que vous facilitiez notre démarche auprès de M. Bouëssel afin que votre engagement à notre égard puisse être respecté.

Conscients que vous aurez à cœur d’honorer votre parole, nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à nos respectueuses salutations.

Les élus de l’opposition

J. Lambert, J.Robert, C.Perrot, B.Scordia, C.Paillard

lundi 8 novembre 2010

Conseil municipal du 18 octobre 2010

3ème et dernière partie

Les écoles : attaques contre la laïque

Comme l’a affirmé M.Morand, excédé par nos demandes de justification des montants de la contribution aux écoles privées, les avantages octroyés sont « un choix politique assumé ». Choix qui entraine le passage de cette contribution de 405 € en 2008 à 800 € par élève en 2010.

Tant pis pour nos écoles publiques, laïques et républicaines : il faut réduire les heures d’intervention des personnels communaux détachés (espaces verts, sport, bibliothèque, sécurité…).

On nous explique même que les bibliothécaires ne faisaient qu’un travail administratif de prêt des livres qui, selon la municipalité, doit revenir aux instituteurs !

Et pourquoi la prévention routière, jusque là enseignée en CM1 et CM2 se résume -t-elle aujourd'hui à une seule intervention en CM2 et encore juste pour permettre de suivre un examen de passage ? La préparation n'est hélas plus de mise.

Ce choix de l’école catholique dans un pays laïc doit être assumé par les parents. Comment peut-on tolérer de voir déshabiller l’école publique pour mieux habiller encore l’école privée ?

Le calcul du montant servant à définir la contribution forfaitaire accordée aux écoles privées est définie par le législateur : aussi avons-nous demandé l’accès aux documents, que Mme Carnac tenait en main pendant le conseil, et qui ont servi à son calcul.

Il a fallu deux passages en mairie pour que les élus obtiennent, comme la loi l'exige, le décompte du coût d’un élève de l’école publique (et qui sert de base à la dotation accordée aux écoles catholiques), décompte que nous ne manquerons pas d’analyser.

Débroussaillage : étrange « politique de l'arbre »

C’est le terme employé par M. Gout pour qualifier le massacre des arbres du lotissement des Redonnées. Ah ! la politique de l’arbre de l’Agenda 21 ! Cette étonnante « politique de l’arbre » est pareillement menée à l’hippodrome, au parc d’activités Pornichet-Atlantique, sur les terrains de projets immobiliers privés... Les arbres de la propriété des Tourelles gagneraient à être comptés avant « aménagements » et « débroussaillage »!


Conseil municipal du 18 octobre 2010

2ème partie

Régime indemnitaire du personnel communal : la rémunération au mérite

Habituellement nous nous abstenons lors des votes concernant la gestion du personnel (avancements / modifications des grilles des effectifs…) car cela ne peut être de notre ressort.


Cette fois la délibération n°37 nous a demandé d’entériner une décision lourde de conséquences pour tout le personnel.

Sous couvert d’un « régime indemnitaire supplémentaire » se cache une volonté marquée de rémunération au mérite (où se situe le mérite ? Qui le définit ? Qui peut le contester ?...). De plus l’introduction d’une part variable pour ce que la majorité Belliot qualifie de « présentéisme (sic) et objectifs ». En d’autres termes, c’est la mise en place d’une sanction financière pour les personnes absentes (pour quelles raisons leur absence sera jugée recevable ou non ? et si on est simplement malade ?) donc les personnes supposées « non méritantes »….Il n’est jamais question de notion de service public.

Nous ne pouvons adhérer à ce mode de gestion du personnel et nous avons voté contre ce projet.

Le casino de Pornichet : rien ne va plus !

«L’avenir n’est plus dans le casino mais dans les chevaux, c’est pourquoi on refait l’hippodrome et des tribunes…» C’est en ces termes que M. Belliot a répondu aux questions des élus d’opposition, inquiets de l’abandon manifeste de tout projet avec le casino.

Comment peut-on traiter avec autant de mépris le premier employeur de la ville, avec autant de désinvolture un outil économique et touristique majeur, avec autant de suffisance un contributeur important du budget communal (2,4 M€ actuellement en 2009, plus de 3 M€ encore récemment)) ?

On a bien compris que la marotte du Maire ce sont les chevaux dans un coûteux parc paysager, à tout prix et même à n’importe quel prix, un prix qui du reste augmente encore et encore.


A suivre prochainement : Conseil municipal du 18 octobre 2010
3ème et dernière partie